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Nature Morte

C’était un jeudi soir et depuis quelques jours déjà il m’était  impossible de jeter ces lys magnifiquement fanés. Je décide alors à sortir l’appareil photo pour immortaliser cette beauté passée en composant une nature morte. Cette vanité fleurale sera toujours utile pour nous faire méditer sur la nature passagère et futile de la vie humaine !
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La Recette

Le lys blanc est un Lilium blanc longiflorum variété Snow Queen. Vous profiterez de cette merveille 2 à 3 semaines avant qu’elles ne se fane suffisamment pour la photo. Surtout gardez bien les pistils !
La photo est un format 4×5 orienté en portrait, sur fond noir pour un rendu très classique. Le fond noir est un réflecteur rond posé contre le mur.
L’éclairage est improvisé avec ma lampe de bureau orientée pour éclairer le coté droit de la fleur.  Pour éviter d’éclairer le fond noir, un carton est fixé sur le coté du néon. Un bout de carton plume blanc  fait office de reflecteur. Placé face à la lampe, il débouche suffisamment les ombres sur la fleur. J’oriente moi-même le carton-réflecteur et déclenche l’appareil avec une télécommande.

L’appareil est posé sur trépied. L’objectif est une focale fixe de 135mm, choisi pour la qualité de son piqué.

Sur l’appareil, le mode liveview et son option “Ajout d’info de recadrage” sont activés. Cela permet de visualiser la photo au rapport exact choisi. Pour vérifier rapidement les photos sur grand écran, le reflex est relié au PC en USB et Lightroom est configuré en “Imporation Automatique”. De cette façon, les photos sont importées directement à chaque déclenchement.

Le diaphragme fermé à f/16 permet d’avoir une profondeur de champs suffisante pour couvrir le volume de la fleur. Le fond noir placé à bonne distance reste flou et fait disparaître les plis du tissus. Les ISO sont réglés au minimum -100ISO- pour limiter le bruit numérique et gagner en dynamique. Le temps de pose est réglé sur 15 secondes. Fort heureusement, la nature morte n’est pas véloce !

Nature morte au lys, Backstage, Making of, Recette

Au total, j’ai effectué une vingtaine de clichés en 90 minutes de prise de vue.

La postprod sur lightroom a consisté essentiellement à travailler le rendu couleur et texture :

  • Correction de la balance des blancs – néon oblige –
  • Diminution du contraste
  • Accentuation des noirs
  • Désaturation
  • Réglage netteté et clarté

Voilà comment improviser une photo en mode studio dans un coin de salon avec un rendu finalement assez convaincant.
Alors dépêchez-vous d’essayer, pour oublier le caractère éphémère de la vie !